L'intendant Tourny, à son arrivée à Bordeaux voulait construire une promenade longée d'arbres. En 1744, les travaux commencèrent, des ormeaux et des tulipes furent plantés. Mais ils furent interrompus plusieurs années plus tard. En 1797, l'architecte Louis Combes transforma le bâtiment qui servait de demeure au consul de Hambourg qui la trouvait trop petite. Une demeure qui ensuite accueillit le poète Höderlin en 1802.
Aujourd'hui, de nombreux restaurantset boutiques y ont élu domicile. Les allées accueillent aussi de nombreuses animations de Noël, marchés et salons publics.
Le 30 mars 1857, la commission des Travaux Publics de la ville de Bordeaux, afin daccueillir larrivée des eaux de source, présenta au Conseil Municipal, le grand projet dinstaller 2 fontaines daspect à la fois élégant et grandiose qui orneraient les extrémités des Allées de Tourny. Les 2 fontaines jumelles choisies lors de lexposition universelle de Paris de 1855, vinrent agrémenter les Allées de Tourny au grand plaisir des promeneurs.
Elles ont été sorties en 1960, unes des fontaines de Tourny se situe désormais au centre du rond-point Georges-Clémenceau à Soulac-sur-Mer en France (au nord-ouest de Bordeaux).
A la fin du XVIIIe siècle, la ville de Bordeaux était particulièrement florissante grâce au dynamisme de son activité commerciale (vin, échanges avec les colonies...).
Le Duc de Richelieu, gouverneur de Guyenne, décida de la doter d'une salle de spectacle digne d'elle et fit appel à l'architecte Victor louis (1731-1800).
Commencée en 1773, la construction du Grand-Théâtre ne s'acheva que sept ans plus tard, en 1780. De style néo-classique, cet imposant bâtiment (88 mètres sur 47) abrite une salle pouvant accueillir 1 114 personnes.
Après une dernière restauration (1990-1991) qui lui a rendu son décor d'origine, le Grand Théâtre figure aujourd'hui parmi les plus beaux fleurons d'une cité marquée par l'architecture du XVIIIe siècle.
La salle des concerts a été construite par Charles Burguet entre 1865 et 1870. Elle est habillée de lambris et plafonds en bois peints et dorés développés sur environ 1800 m2 de surface totale avec toiles peintes à lhuile collées.
Tour à tour théâtre d'art lyrique et théâtre de comédie, ce lieu unique vit défiler les plus grandes vedettes du siècle dernier, les Talma, Nourrit,Viardot, Falcon, Duprez, Petipa...
Le Grand-Théâtre offre toujours au public des spectacles d'art lyrique, des ballets et des concerts... Il demeure, aujourd'hui et plus que jamais, fidèle à sa vocation.
La place de la comédie abrite bien sur le Grand Théâtre, mais depuis fort
longtemps également son "Grand Hôtel". Après une longue période de fermeture
et d'abandon, le célèbre bâtiment vient de faire l'objet d'importants
travaux de restauration.
Au 18e siècle, elle fut d'abord nommee place d'Aquitaine et avait pour objet d'unifier tout un quartier autour de la porte d'Aquitaine, toujours presente sur la place
S'il y a quelque chose à retenir de la Place de la Victoire, c'est que c'est LE point de ralliement des étudiants et qu'il est donc reconnu pour ses nombreux bars que pour son intêret historique ou architectural. Le seul monument qui s'y trouve est l'Arche de la Victoire, une porte sobre et imposante qui date du début du XVIIIe siècle (voir sur la photo).
L'architecture de la place elle-même n'est pas aussi interessante que la Place de la Bourse ou la Place du Parlement, pas aussi agréable que la Place Gambetta. Mais cela reste de la vraie maison ancienne de Bordeaux. Tout autour de la place partent les grands axes bordelais que l'on nomme cours : le cours de la Marne, de la Somme, de l'Argonne, Aristide Briand, Pasteur. Il faut y ajouter la fameuse rue Sainte-Catherine, la plus longue rue piétonne de France. Entre les cours se trouvent une multitude de petites rues où logent une bonne partie des 60000 étudiants bordelais!
Les bars se trouvent tout autour de la place, avec notamment la trilogie Plana/Bodegon/Auguste qui sont toujours, année après année, remplis les jeudi et samedi soir par des jeunes plus très clairs qui sautent sur les tables... A noter que la fréquentation sous l'arche n'est pas des plus recommandables, et chaque année apporte son lot de faits-divers sur la Place de la Victoire...mais que cela ne vous dissuade pas de prendre un petit appart' autour de cette place animée... Vous pourrez admirer aussi le joli bâtiment de l'ancienne Faculté de Médecine devenur Université Victor Segalen
L'oeuvre du sculpteur Tchèque Ivan Theimer
Colonne "pharaonique", "petit Louxor" ... dès son apparition les références Égyptiennes ont été nombreuses tout comme l'ont été les inévitables polémiques entourant le coût d'un édifice nouveau.
Colonne en marbre rouge du Languedoc et en bronze, l'obélisque érigé rend hommage à la vigne et au vin. Masque de Bacchus, navire de Dionysos, grappes de raisin ... les références sont multiples. Initialement des motifs étaient prévus au bas de la colonne, ils ont été remplacés en final par 2 fausses portes et 2 plaques en bronze sur le thème du vin.
De la même façon, des tortues qui ne figuraient pas au projet initial ont été rajoutées. Ainsi, à proximité de l'obélisque, on peut désormais voir 2 tortues en bronze dont la carapace est ornée de grappes de raisin et de noms de célèbres appellations bordelaises.
Pendant que certaines personnes trouvent naturel de s'asseoir quelques instants au bas de l'obélisque, il est étonnant d'en voir d'autres d'une façon quasi permanente avec un doigt dressé vers un point que le passant plus éloigné ne peut voir. Il faut dire que la colonne recèle d'une foule de détails en relief faisant référence au passé de Bordeaux, à ses monuments, et bien sur à ses spécialités viticoles et vinicoles.
Le jeu consiste donc à montrer tel ou tel détail qui vient d'être repéré, et d'en profiter pour faire état de ses connaissances auprès de son voisin.
Concernant les tortues, les enfants semblent les avoir spontanément adoptées comme compagnons de jeu. Il est plus surprenant de constater le magnétisme qu'elles semblent exercer sur certains adultes qui ne peuvent s'empêcher de leur donner en passant une petite tape comme ils donneraient une caresse à leur chien.
S'il est toujours possible de disserter sur la réussite ou la justification d'un monument nouveau, à l'évidence le passant s'est déjà approprié celui ci.
Le quartier de la Bastide est situé sur la rive droite de la Garonne et débute sitôt le pont de pierre franchi, par la place Stalingrad. Ses 2 principaux axes étant alors l'avenue Thiers et le quai des Queyries.
Le tram place Stalingrad
Jusquà la Révolution, ces terres basses et marécageuses, plantées doseraies et de vignobles, nétaient traversées que par des voies romaines quempruntèrent par la suite les pèlerins de Saint Jacques de Compostelle, comme la route de Tregey, qui aboutissait au port du même nom, et qui a aujourdhui disparu.
Au XVIIIème siècle, avec le développement du port de la Bastide, la route de Paris devenue rue de la Benauge, était aussi la route de la poste royale.
La partie de Cenon nommé « La Bastide » tient son appellation du fortin en bois qui gardait le passage du fleuve, et qui fut attaqué trois fois pendant les guerres de la Fronde, entre 1649 et 1652.
En 1822, les deux rives furent reliées par le pont de pierre. A cause du péage, un nouveau quartier se développa rive droite, à Cenon la Bastide. En 1852, la gare dOrléans, lune des premières grandes gares françaises, accueillit enfin les trains de Paris.
Depuis des années la ville de Bordeaux souhaitait annexer ce quartier en pleine expansion. Le chemin de fer, les usines, les appontements de Queyries où transitaient des tonnes de charbon, dacier, de céréales, faisaient de Cenon La Bastide un puissant faubourg industriel aux portes de Bordeaux.
Vue de la gare d'Orléans à droite, la nuit
Le 1er janvier 1865. Bordeaux annexa un territoire comprenant plus de la moitié du territoire de Cenon ainsi quune partie de Floirac et de Lormont. Bordeaux Bastide était née.
Aujourdhui, de ce quartier cheminot et ouvrier demeurent des vestiges : la gare dOrléans transformée en cinéma, des grands Moulins, une usine chimique, des chantiers navals. Sur le plan patrimonial, la Bastide se distingue par des anciens magasins généraux datant du début du chemin de fer, une caserne militaire, une église de style byzantin conçue par Paul Abadie, une maison cantonale unique, de style art nouveau/art déco, signée Cyprien Alfred Duprat, et une caserne des pompiers réalisée dans les années 1950 par Claude Ferret.
La caserne des pompiers ( LE CORBUSIER)
Place Stalingrad, le "lion bleu" de Xavier Veilhan
Depuis juillet 2005, après la place de la Victoire qui a vu arriver l'obélisque et les tortues de Ivan Theimer, c'est au tour de la Place Stalingrad de s'enrichir d'un nouveau monument. Un lion de couleur bleue réalisé en matériaux composites et oeuvre de Xavier Veilhan.
Certains apprécieront l'oeuvre, d'autres moins, il s'agit d'une affaire de sensibilité et de culture. En final, comme pour tout monument, le verdict viendra avec le temps qui passe et l'histoire qui s'écrira ou non. Mon seul commentaire personnel concernera donc le choix de l'emplacement et de son environnement. Devant un monument de cette taille, on pourrait s'attendre à ce qu'il qu'il bénéficie d'une belle perspective sur les lieux qu'il domine : la place elle même, le pont de pierre, l'avenue Thiers et l'église Sainte Marie ou encore les quais de Queyries.
Ce quartier populaire était particulièrement vivant jusqu'à la fin des années 70, période ou pour de sombres raisons politiciennes toute forme d'activité y fut gommée à coups de pelleteuses. Ceux là même à qui personne n'avait rien demandé, lancèrent ensuite des projets destinés à réhabiliter ce qu'ils avaient eux même détruits. Victimes des projets fous, jamais réalisés, une partie de la Bastide, et plus particulièrement les Quais de Queyries sombrèrent alors dans l'abandon en même temps que dans une mauvaise réputation aussi injuste qu'injustifiée.
Le dernier train gare d'Orléans
Fort heureusement, depuis quelques années un souffle nouveau est arrivé. L'ancienne gare d'Orléans est devenue cinéma, des immeubles nouveaux ont été construits, les quais ont été réaménagés, des commerces nouveaux sont arrivés. Même si toutes les réalisations, ne sont pas des merveilles de réussite, force est de constater que le quartier renaît.
LA GARE D'ORLEANS
L'Eglise Sainte Marie
Cet édifice construit en 1880 par Paul Abadie abrite de magnifiques orgues rénovés qui sont prétextes à des concerts programmés une fois par mois. Dans la foulée, allez donc admirer larchitecture alsacienne assez originale de la Maison cantonale - rue de Nuits - que certains nomment plus communément annexe de la mairie.
Texte figurant sur une plaque apposée au pied du monument : "Sur cette courbe, je bâtirai mon église" - Le peuple de la Bastide peut être fier de Sainte Marie de l'immaculée conception. Elle s'est élevée, son corps navire, sa flèche bulbeuse, sur ce sol qui ne cherchait qu'à l'engloutir. Elle conquit sa place dans le paysage bordelais, maintenant toutes les nuits elle apparaît lumineuse. L'audacieuse technique de Paul Abadie associée à l'enthousiasme légendaire du Cardinal Donnet pour qui la Bastide était une terre de mission firent des miracles
La cantonale
De lutilité dun jardin botanique Un jardin botanique est une institution à vocation scientifique destinée à faire découvrir à tous les publics le monde des plantes, la diversité, la nature, la gestion durable des ressources naturelles. De la simple promenade à la recherche scientifique, cest un lieu où lon vient chercher de linformation sur le monde des plantes. Le jardin botanique a un rôle de conservation des espèces végétales. Il a une mission dexpertise, détude de gestion des milieux naturels et peut être consulté pour des vérifications de conformité avec la législation en vigueur par des services judiciaires ou administratifs. On y identifie des plantes, donne des conseils de culture ou encore des informations à la lecture dun paysage végétal. On y réalise aussi des diagnostics, des études que seuls les botanistes peuvent réaliser : les études de végétation.
Le jardin botanique de Bordeaux Bastide est un centre d'acclimatation des plantes tropicales du monde entier. Il s'organise autour de six espaces consacrés aux différentes cultures. Les enfants des écoles voisines et les riverains cultivent des parcelles permettant à chacun de contribuer à sa beauté. Frottez un peu d'estragon dans votre paume quel parfum ! L'occasion également d'aller visiter la rive droite de Bordeaux, en pleine évolution.
Ce nest pas un hasard si léglise Saint Pierre se trouve au cur du Vieux Bordeaux, sur lemplacement même du port Gallo-Romain. Bordeaux, port avant dêtre cité, devait honorer le patron de ceux qui vivaient du fleuve et constituaient lessentiel de sa population.
Eglise Saint Pierre
On trouva en 1832, sous la place Saint-Pierre, une magnifique statue dHercule, en bronze, qui devait décorer lentrée du port alors aménagée à l'embouchure d'un estey, la Devèze. Ce grand bronze de style hellénistique, est lune des plus belles pièces du Musée dAquitaine. Ainsi, Saint Pierre aurait détrôné Hercule...
Au XIIe siècle, lancien port était remblayé, le quartier presque bâti. Les quais furent reportés vers le Sud, au débouché dun autre estey, le Peugue, au pied du palais de lOmbrière.
Au XVIIIe siècle laction des intendants Boucher et Tourny fut décisive. Ils dégagèrent le quartier en faisant tomber la muraille médiévale, aménagèrent la place de la Bourse et la rue Royale (rue Fernand Philipart) percèrent la place du Marché Royal (place du Parlement), ce qui nous vaut un quartier de maisons Louis XV, décorées de mascarons, de moulures, de balcons de pierre, de fers forgés, du meilleur goût français.
place Saint Pierre
Les monuments publics rendent également hommage à cette activité essentielle à la ville, qu'il s'agisse du Monument à la mémoire des Girondins, de la fontaine Art Nouveau de la place Amédée Larrieu, des monuments à Gaston Lafargue, écrivain régionaliste, ou à Alexis Millardet, scientifique "sauveur du vignoble", au jardin public.
Flâner dans les rues de Bordeaux. Flâner sans autre but que celui de profiter de la douce frénésie de la ville. Vouloir seulement se laisser étourdir par ses animations et son mouvement perpétuel, un mouvement quon croirait anarchique mais qui suit en réalité le rythme dun délicieux ballet, ballet urbain et quotidien.
Les grandes artères et les rues anonymes, ces avenues commerçantes et banales, sont alors abandonnées sans regret aux touristes pressées. Il sagit de prendre la tangente. Bifurquer. A la première occasion, laisser Sainte Catherine, belle piétonne, et la Place de la Victoire pour senfoncer vers le cur de la ville, vers ce cur qui bat une drôle de chamade, imperturbable, par tous les temps : le vieux quartier Saint Pierre. Métronome. Ultime cercle.
Cinéma l'Utopia
Pas de nom de rue à retenir, pas de passage obligé à emprunter. Il suffit de laisser linstinct mener la danse : repérer une rue un peu plus étroite que les autres, un peu plus sinueuse. Une rue délaissée, abandonnée à son ombre et à sa quiétude. Cette rue nest quun passage, une frontière entre le Bordeaux hystérique des quartiers marchands et un Bordeaux plus bohème, celui des vieux quartiers. Un gué quil est doux demprunter, un des rares lieux où lon peut goûter au concept de silence urbain, comme ça, en plein jour. Sespérer perdu, un court instant. Ne plus entendre que le bruit de ses souliers claquant sur les pavés. Et, soudain, distinguer dautres bruits, dautres souliers, dautres pavés, et entendre ce crépitement monter, monter
Cest quon finit toujours par tomber sur ce cur grouillant, si on senfonce sans crainte, et sans se retourner. Soffre alors à nous toute la diversité dune population citadine. Les vieilles dames côtoient les mères de familles Des oisifs promènent leurs nez au vent, tentant de ne pas se faire bousculer par quelques pressés Les punks, les grunges, les gothiques, les poshs et les sportifs se croisent sans même sourciller Les solitaires observent les petits groupes animés Le violon dun artiste de rue emplit lair de ses mélodies flottantes.
Place du Parlement
Comment ne pas se sentir bien dans un tel cadre ? Là-bas, les rues sont recouvertes de pavés, les murs sont en noble pierre calcaire, et au bas des vieux immeubles fleurissent des dizaines de petits bistrots aux terrasses ombragées. Aux fenêtres, il nest par rare dapercevoir un étudiant occupé à lire ou à fumer. Quelle place de choix dailleurs : à hauteur darbres, au dessus du brouhaha, en dessous du ciel, quil doit faire bon ! Et si les rues sont aussi animées, si les gens sont aussi peu soucieux de la frénésie habituelle, cest que la plupart des voies du quartier sont interdites à la circulation. Seuls quelques résidents ont le droit de passer. Ainsi le pavé appartient au piéton, ravi de pouvoir aussi librement y circuler !
Et cest dautant plus vrai lorsque vient la nuit. Les voitures ont entièrement renoncé : celles qui sétaient égarées durant la journée sont reparties, celles des voisins sont endormies. La ronde des noctambules peut commencer. Cest quavec les dizaines de restaurants qui ont pignon sur rue dans le coin, le quartier Saint Pierre est le plus prisé des affâmés, des gourmands comme des gourmets : touristes curieux, Bordelais fidèles, étudiants, amoureux, désuvrés ponctuels, tous sont à laffût dune place privilégiée pour déguster quelques délicats mets. Plats typiques ou cuisines du monde, on trouve de tout dans ce quartier ! La rue Saint Rémi et la Place du Parlement sont de véritables mines pour ce qui est de se régaler : on y mange indien, chinois, breton, grec, espagnol, italien, russe, et même bordelais. On goûte à la cuisine du Sud-Ouest sans se ruiner, il existe des tas de menus tous doux, des formules complètes pour découvrir ou redécouvrir les huîtres, le foie gras, les gésiers, les confits, les magrets, les gambas, les vins et les canelés !
Ensuite, par petits groupes, les gens se dirigent dun pas léger pour finir la soirée vers la Place Camille Jullian. Au pied de lUtopia, cette ancienne église transformée en cinéma de quartier, les tables en terrasse samassent en rang serrés, laissant simplement un cercle aux contours incertains au centre de la place. Cest là que viennent jouer les cracheurs de feux, les comédiens et les jongleurs, les soirs dété. Non, la bohème nest pas morte, elle existe quelque part au cur du vieux Bordeaux.
Le quartier Saint-Michel, bâti autour de la basilique de style gothique flamboyant dédiée à l'archange, est le quartier le plus vivant et le plus coloré de la ville. Un marché se tient les lundis et samedis matin sous la flêche, les magasins et boutiques tout autour entretiennent une animation populaire pittoresque que les poêtes bordelais ont toujours recherché, Meste Verdié ou Ulysse Despaux.
Les gabares à fond plat chargées de cargaisons de bois du Quercy, du Rouergue ou de Gascogne, jetaient l'ancre au bas de Saint-Michel, débarquaient du bois qui alimentait les ateliers des charpentiers de la rue Carpenteyre, des tonneliers de la rue de la Fusterie. Le fer était travaillé par les forgerons et les armuriers de la rue des Faures. Le sel, entreposé quai des Salinières, servait aux sècheries de poissons et de viandes établies rue de la Rousselle. Artisans, matelots de tous pays, portefaix, badauds, bourgeois se côtoyaient, se disputaient ; les regrattières, marchandes des quatre saisons, vous interpellaient au passage dans leur langue pleine de saveur mais redoutable. On chantait, on jouait aux cartes, on buvait dans les nombreux cabarets qui " servaient à pot et à pinte ".
Le triangle Eglise Saint Michel, marché des capucins, Gare Saint Jean est un quartier pauvre. Il a pendant longtemps été le quartier des exclus et des immigrés. Le discours officiel de la ville parle de richesse en couleur, les gens qui habitaient ici étaient effectivement de toutes les couleurs mais unis dans une même pauvreté. De nos jours avec la rénovation du quartier Saint Michel et du marché des capucins, il semble qu'il y ait une volonté d'erradiquer la pauvreté de ce quartier, mais peut être uniquement pour la déplacer un peu plus loin...
Les capucins, sont un grand marché couvert. Avec les nombreuses livraisons de produits frais, c'est un lieu plein d'activité où il y a encore peu on pouvait trouver du travail pour une matinée, le temps de décharger les arrivages de nouveaux produits. En 1999, le marché a été arrêté, entièrement rasé et reconstruit.
Le quartier Saint Michel a pour centre la tour saint Michel. Bâtiment historique, le plus haut de Bordeaux avec sa flêche qui culmine à 114 mètres. En été, la tour est ouverte au public, le reste de l'année... Les escaliers permettent de monter jusqu'à 50 mètres au dessus du sol, on a de là une vue complète de la ville de Bordeaux.
Dans le sous sol de la tour ont été retrouvés il y a déjà plusieurs années une série de momies disposées en une ronde macabre. Personne ne sait ce que représente ces momies.
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La basilique Saint Michel n'est pas en reste, située tout près de la tour elle est impressionnante par sa taille. Sur la place du quartier depuis longtemps se tient régulièrement un marché, où on peut trouver de tout et surtout des choses dont il vaut mieux ignorer la provenance.
Le centre André Malraux est un bâtiment construit dans une optique de modernité. Il pourrait être très beau si la pollution des gaz d'échappements due à la proximité des quais n'avait pas noirci les façades. Le centre André Malraux a plusieurs vocations. L'une de celle ci est d'être un pôle de culture. On trouve ainsi en son sein le conservatoire de Bordeaux. Régulièrement on y joue des pièces de théâtre et/ou des concert. De plus les nombreuses salles sont utilisées pour des réunions en tout genre.