ON PAPOTE.............. | Bloguez.com
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"Le monde va bientôt connaître une grave pénurie de céréales qui déstabilisera les pays pauvres et les marchés financiers et fera grimper le prix des aliments." Selon Lester Brown, fondateur du Earth Policy Institute, de Washington, les changements climatiques et la baisse des réserves d'eau pour l'agriculture dans le monde vont provoquer une véritable crise alimentaire dans le monde entier d'ici deux ans.
Ces propos datent de 2004... Il ne croyait pas si bien dire notre Lester !!! Il aura juste fallu attendre un tout petit peu plus. Peut-être même avait-il sous estimé l'ampleur du phénomène, aggravé par les biocarburants et une spéculation immorale des places boursières. L'origine de la pénurie ne date pas d'hier. Déjà, en 1999, une diminution des stocks de céréales était enregistrée, et cette tendance a perduré. Aujourd'hui, les stocks sont de l'ordre de 50 jours contre 120 il y a 8 ans. Car depuis une dizaine d'années, le monde produit moins de céréales qu'il n'en consomme. Pour plusieurs raisons dont certaines sont évidentes et d'autres moins. Par exemple, on estime qu'il y a un tiers d'espèces de poissons en moins et que d'ici 2025, les deux tiers auront disparu. Que vient faire le poisson dans les champs de blé me direz-vous ? Et bien cette baisse constante de l'approvisionnement aquatique entraîne une forte pression sur l'approvisionnement terrestre. Ajoutée à un accroissement très fort de la demande en nourriture et à une tendance à la généralisation du mode alimentaire américain, dans lequel les protéines d'origine animale sont prépondérantes, on a créé un besoin très fort en céréales. En effet, pour produire un kilo de protéines animales, il faut entre trois et sept kilos de protéines végétales...
On doit aujourd'hui nourrir une population sans cesse croissante, un cheptel de bétail lui aussi de plus en plus important, et puis nourrir... nos voitures !!! Le tout sous la pression de ressources en eau toujours plus faibles et de conditions climatiques toujours plus difficiles. Il faut par exemple 250 000 litres d'eau pour produire un kilo de boeuf... Le résultat ? Une crise sans précédent. L'effet des biocarburants sur cette demande très forte est gravissime. puisque nombreux sont les pays africains ou asiatiques qui, attirés par un gain important sur un marché très porteur, ont abandonné les cultures vivrières pour "cultiver du biocarburant". Allant même jusqu'à raser des forêts primaires en Indonésie et en Malaisie pour produire de l'huile de palme afin d'alimenter l'automobiliste européen, persuadé de faire un geste pour la planète en achetant du biodiesel...!!! Nombreux sont les pays africains qui importent la totalité de leur consommation céréalière, créant une demande encore plus forte. Et les populations déshéritées ne peuvent plus payer la note. L'inflation des prix est tellement forte qu'il n'est pas rare de voir le prix d'une cargaison s'envoler juste durant son transport... A l'arrivée, l'importateur ne peut plus payer. Et des navires remplis de riz narguent les gens affamés dans les ports de Dakar ou d'Abidjan, la spéculation étant plus lucrative que l'action humanitaire...
Et pendant ce temps là, à Londres et à Genève, le riz, le blé, le maïs, le soja sont convoités comme de l'or, et les traders, spécialistes du pétrole, se reconvertissent dans les "ags", ou "agricultural commodities" ( matières premières agricoles ) . Le maïs est en train de remplacer l'or noir... Un signe qui ne trompe pas... Tags :
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NIKE JUST DO IT............. : Ajouté le 9/5/2008 à 23:39
 Je ne suis pas un ange, un être simple et pur, je ne suis pas un ange, un artifice de gentillesse et de manières ... Je ne suis pas un ange, je n'ai pas envie de respecter le monde et son peuple quand celui-ci s'acharne a m'aliéner au travail pour satisfaire le peuple de la grandeur, des riches ! Le temps a décidé de mon courage, de mon destin ... On ne parle pas de moi quand pourtant j'aide le monde à marcher sans se blesser, tel un héros au coeur bouffé par la nourriture qui manque, je me dois de respecter le silence, mon arme la plus forte mais tellement inoffensive. Une arme tellement belle que je préfère encore fermer ma gueule pour ramener quelques centimes a ma mère qui nourrit le petit dernier. Nous, de toute façon, c'est bien connu nous ne sommes pas difficiles ... Mais sachez tout de même que je ne suis pas un ange au coeur d'or, prêt a donner à l'humanité sans rien penser, sans penser à ces personnes qui profitent de mon travail, ce travail qui me tue de jour en jour, car de plus en plus faible, mon chemin sera court. Je n'attends plus rien de la vie! Ou peut-être uniquement, un lever de soleil sur ma vie, moi qui chaque jour m'étouffe du noir, de la poussière et de la ***** pour servir l'humanité. Je ne suis pas un ange car si je pouvais je me vengerais, je ne le dis pas mais au fond de moi je pense et j'aimerais courir à l'école. Je ne le dis pas mais au fond de moi j'aimerais connaître autre chose que cette vie qui ne sert à rien ... à part souffrir. Le monde dans lequel je vis ne me fait croire en rien, j'attends, je travaille, le temps passe et je subis les désirs des âmes riches ... Alors oui je ne suis pas un ange, mais attendez, n'est-il pas normal pour moi jeune garçon de 8 ans (et encore je sais a peine si mon âge est le bon) de penser a la mort du monde quand mon âme elle même n'a plus gout à la vie? Sauvez moi de l'indifférence mondiale ... moi aussi j'aimerais bénéficier de l'égalité des chances, seulement vous m'étouffez. Je suis sous vos pieds, moi l'ange perdu, je rêve du diable !
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LA BIRMANIE : Ajouté le 9/5/2008 à 23:05
Quelle est la situation politique de la Birmanie?
La Birmanie est un pays d'Asie du Sud-Est dirigé par une junte de généraux qui s'arc-boutent au pouvoir depuis 1988. Avant eux, c'était un autre général qui dirigeait le pays d'une main de fer. Et avant, c'était le colonisateur anglais. La dernière élection démocratique remonte à 1990 et a été annulée par les généraux. Le travail forcé y est monnaie courante, et l'armée engloutit 50% du budget de l'Etat.
Durcissement des mesures du régime
Du coup, les généraux voient d'un assez mauvais oeil cette montée en puissance des manifestations. Ces protestations, les plus importantes depuis l'annulation des dernières élections démocratiques en 1990, soit menées par des moines, intouchables car membres du clergé. Après avoir cherché à dissuader verbalement les manifestants, les généraux sont passés aux actes : des militaires ont été déployés dans les rues de la capitale. Ils y ont installé des barbelés.
Les leaders de l'opposition sous les verrous
Plusieurs leaders de l'opposition, un acteur connu, un homme politique et Aung Sang Suu Kyi, une opposante très populaire qui a reçu le prix nobel de la paix ont été emprisonnés. Le combat de cette femme politique ainsi que celui de la résistance à l'oppression est raconté dans le très beau film "Rangoon" de John Boorman.

Fille du général Aung San (leader de la libération birmane et dirigeant national assassiné en 1947) et de la diplomate Daw Khin Kyi, Aung San Suu Kyi est née le 19 juin 1945 à Rangoon (Myanmar, anciennement Birmanie), peu avant que la Birmanie ne se libère de la tutelle colonisatrice de la Grande-Bretagne. Elle passe son enfance en Birmanie, puis son adolescence à New Delhi (Inde, où sa mère a été nommée ambassadrice de Birmanie en 1960), avant d'aller suivre des études de philosophie, d'économie et de sciences politiques à Oxford (Grande-Bretagne) entre 1964 et 1967. Elle travaille ensuite à l'étranger, notamment comme secrétaire aux Nations Unies à New York, et épouse en 1972 le Dr. Michael Aris, un anglais spécialiste des civilisations tibétaines. Elle partage dès lors sa vie entre le Royaume-Uni et le Bhoutan, pays où habite son mari, et donne naissance à deux enfants, Alexander en 1973, et Kim en 1977. En 1988, Aung San Suu Kyi retourne vivre en Birmanie pour s'occuper de sa mère malade. Cette même année, le général Ne Win, à la tête d'une junte militaire au pouvoir depuis 1962, doit démissionner. Des troubles éclatent dans le pays mais sont brutalement réprimés par l'armée avant qu'une nouvelle junte reprenne le pouvoir. Engagée dans la lutte pour la démocratie, Aung San Suu Kyi et ses amis politiques fondent alors, en septembre 1988, la Ligue Nationale pour la Démocratie (LND). Influencée par la philosophie et les idées du Mahatma Gandhi et de Martin Luther King, plébiscitée par la population, la secrétaire générale de la LND prône la non-violence pour renverser le régime en place et propose des réformes pour installer durablement la démocratie en Birmanie. Le 20 juillet 1989, elle est arrêtée. Les militaires lui offrent le choix entre quitter la Birmanie ou être emprisonnée. Aung San Suu Kyi décide de rester dans son pays et sera assignée à résidence dans sa villa du 54 rue de l'Université à Rangoon. La mesure n'empêche pas la LND de remporter près de 80% des sièges lors des élections de 1990 mais le régime au pouvoir refuse le résultat du scrutin et accentue la répression contre les opposants. De sa résidence surveillée, Aung San Suu Kyi continue de lutter pour la paix et l'indépendance du pays, écrivant plusieurs discours et livres politiques. Elle devient aux yeux du monde la figure emblématique de l'opposition birmane à la dictature militaire. En 1990, elle reçoit le Prix Rafto pour les droits humains, puis en 1991 succesivement le Prix Sakharov pour la liberté de pensée et le Prix Nobel de la paix. Avec l'argent du prix (1,3 millions de dollars), elle crée un fonds pour un système de santé et d'éducation populaire. En juillet 1995, Aung San Suu Kyi est libérée de sa détention surveillée mais elle sait que si elle quitte la Birmanie, pour rendre par exemple visite à ses enfants qui vivent avec leur père en Grande-Bretagne, elle ne pourra plus revenir. Le gouvernement multiplie les tracasseries administratives à son encontre, cherchant à la faire partir. Interdite d'activité politique, elle est arrêtée à plusieurs reprises, emprisonnée de septembre 2000 à mai 2002, réemprisonnée en 2003 et réassignée à résidence depuis. Le prix Olof Palme pour les droits de l'homme lui a été octroyé en 2005. Aujourd'hui âgée de 62 ans, Aung San Suu Kyi a au total été privée de liberté pendant plus de 11 ans depuis 1989. Elle bénéficie de nombreux soutiens dans le monde entier, notamment via l'ONU et la campagne pour une Birmanie libre (Free Burma Campaign). Le groupe rock irlandais U2 lui a dédié la chanson Walk On, un film sur sa vie a été réalisé par le cinéaste John Boorman (Au-delà de Rangoon, 1995), et 57 dirigeants ou ex-dirigeants politiques -- entre autres Bill Clinton, Benazir Bhutto, Jimmy Carter, Vaclav Havel, Jacques Delors,.. -- ont adressé en mai 2007 une lettre au chef de la junte birmane, le général Than Shwe, pour exiger la libération immédiate du "seul lauréat du prix Nobel de la paix emprisonné au monde". Se libérer de la peur (Édition des Femmes, 1991) et Nationalisme et littérature en Birmanie (Éditions Olizane, 1996) sont les deux principaux livres d'Aung San Suu Kyi traduits en français. Parmi les essais et biographies qui lui sont consacrés (la plupart sont en anglais), citons entre autres Aung San Suu Kyi, demain la Birmanie de Jean-Claude Buhrer et Claude B. Levenson, et Aung San Suu Kyi, le jasmin ou la lune de Thierry Falise.

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FETE DU TRAVAIL : Ajouté le 3/5/2008 à 23:45
Modernité ?
La très digne Christine Lagarde vient de présenter son projet de loi de modernisation de léconomie. Rien que le nom de cette loi vaut son pesant dor
Pleine de belles intentions, cette loi comporte 44 articles pour 30 mesures déclinées en 4 volets. Je ne vous détaillerais pas lensemble de ces 44 articles dont la lecture doit être passablement soporifique et hermétique, comme tout texte réglementaire digne de ce nom. Par contre, il y a un petit truc qui me chagrine dans tout ça : « Plus dentreprises pour plus de concurrence pour des prix plus bas », tel est le credo de notre Christine et de ses acolytes. Pour ce faire, elle compte libéraliser les relations commerciales entre fournisseurs et distributeurs, permettre louverture de plus de grandes surfaces, bref, faire sauter quelques garde-fous supplémentaires. Pour moi, il y a juste un hic : une baisse des prix va probablement entraîner encore plus de délocalisations, encore plus dimportation de produits en provenance de pays où les salaires sont dix fois moins élevés quen France. Les producteurs ou industriels français vont encore plus être à la merci des grands groupes de distribution, et les paysans encore plus étranglés. Et le résultat de tout ça ? Des salaires encore plus bas et toujours moins de pouvoir dachat. A mon sens, il ne sagit pas de baisser les prix mais de payer le juste prix. Par exemple, comment est-il possible de payer moins cher que sil venait de chez nous, un produit qui a traversé le globe ? A cause du coût de la main duvre, cest évident. Mais aussi à cause du coût du transport qui est nettement sous-évalué. Traire des vaches françaises, transporter le lait en Grèce pour y faire des yaourts et exporter ces yaourts en Allemagne semble ubuesque. Et pourtant, cest la réalité. Le juste prix et aussi le juste salaire. Comment pouvons nous considérer normal, en 2008, en France, de payer des gens 1000 euros par mois, alors que les profits des grandes entreprises nont jamais été aussi importants ? Dorganiser la précarité, le travail des personnes sans-papiers, le temps partiel imposé
Et que les patrons des dites entreprises soctroient des salaires astronomiques ? Plus dentreprises pour plus de concurrence et des prix plus bas? Observez ce qui sest passé avec la privatisation des renseignements téléphoniques : Plus de concurrents : Oui, durant quelques mois. Aujourdhui, il nen reste quune poignée. Des prix plus bas ? Augmentation de 30%... Superbe bilan ! Lévolution de nos modes de consommation, associée à la soif de profits, toujours plus grande, de certains a créé deux ennemis jurés : Le consommateur et le travailleur.
Paradoxe suprême : Lemployé ( jai envie décrire « lesclave » ) de la grande distribution, qui, faisant ses courses dans cette même grande distribution, faute de moyens, creuse docilement sa propre tombe en réclamant des prix toujours plus bas qui pousseront son employeur à diminuer son temps de travail, voire supprimer son emploi, pour satisfaire sa clientèle. La boucle est bouclée. Et ce ne sont pas les récentes mesures gouvernementales qui vont y changer grand-chose. Bien au contraire.
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DOMMAGE.......... : Ajouté le 28/4/2008 à 11:34
Lu dans Marianne:  La Librairie de France est née en 1932, en plein centre de New-York, au Rockfeller center. En Septembre 2009, elle fermera définitivement ses portes. C'était la dernière librairie étrangère à New York et la seule librairie française aux Etats-Unis. Emmanuel Molho, encore maître des lieux, offre aux visiteurs un fauteuil bancal de cuir noir. Ce fauteuil est aussi âgé que les locaux du sous-sol aux odeurs de vieux papiers où Molho reçoit. Derrière son bureau, il a l'air épuisé: "La BBC, la télévision anglaise va en faire un film. C'est pourtant un morceau de France qui meurt......Mais la France s'en fout" . Il éprouve le même chagrin que les rares initiés qui s'attardent encore dans les piles de livres aux pages jaunies et de fac-similé d'éditions, souvent introuvables en France.
C'est entre ces murs, pendant l'occupation nazie en France, que des romanciers français réfugiés à New York venaient se faire éditer et surtout rêver d'une France libre. André Maurois, Jules Romain, Antoine de Saint Exupérfy se sont assis dans le vieux fauteuil cabossé. Le père de l"actuel patron de la librairie, Isaac -olho, un juif grec de Salonique, les écoutait avec passion. Débarqué dans les annnées 30 sur les quais de New York, Isaac Molho était un fou de littérature française. Les vieux New-Yorkais se souviennent qu'on surnommait alors "le Channel" le Rockfeller Center qui était le rendez-vous de l'élite européenne. D'un côté la Maison Française, aujoud'hui magason de fringues où seuls les curieux repèrent encore au-dessus de la porte la devise gravée " Liberté, Egalité, Fraternité". De l'autre côté, la Maison Anglaise, disparue aussi. Pour ses écrivains en exil, Isaac créa les Editions de la Maison Française. Mais qui s'en souvient?  "J'ai écrit à Christine Albanel, la ministre de la culture. Pas un mot de réponse, regrette Emmanuel Molho. Le loyer de mon bail sera triplé en 2009, c'est foutu. Mais c'est pas de l'argent que je demande au gouvernement, juste un signe. A quoi bon les fêtes de la francophonie si on laisse couler en silence la dernière librairie française des Etats-Unis" Liliane Sichler Tags :
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