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ON PAPOTE.............. | Bloguez.com

DOUCHES FROIDES

  : Ajouté le 23/5/2008 à 21:24

 

Réalisateur: Anthony CORDIER

 

Acteurs:  

Johan LIBEREAU

Salomé STEVENIN

Aurélien RECOING

Claire NEBOUT

Jean-Philippe ECOFFEY

Florence THOMASSIN 

 

Douches froides c’est l’histoire d’un trio d’adolescents. C’est aussi l’histoire de parents pauvres face à des parents riches. On y explore les problèmes cruciaux des gens de 17 ans : Comment supporter une mère qui coupe l'électricité à la maison pendant deux semaines ? Qui est le plus fort du judoka ou du karateka ? Peut-on reprocher à son père de trop picoler ? Comment perdre huit kilos en six semaines ? Comment faire sortir le reste d’un tube de dentifrice vide ? Y a-t-il vraiment des gens qui désirent les catastrophes ? Comment aller à l'hôtel faire l'amour à trois ? Douches froides, c’est une comédie dramatique sur le bonheur.

 

Ce premier long-métrage est plus qu'un portrait socio-psychologique de l'adolescence, c'est une chronique douce-amère de l'âge tendre, une évocation sensible, tout en pointillés, du trouble des dix-sept ans et du rapport de confrontation au monde adulte.

 

Mickael est un jeune homme de milieu modeste, son père est au chômage, sa mère fait des ménages. Lui partage son temps entre le lycée (la préparation du bac), le dojo (il aspire à devenir judoka) et sa petite amie Vanessa (un amour d'enfance).


Qu'est-ce qui compte vraiment à cet âge ? Comment se construit-on sa propre vie ? C'est le mystère que cherche à percer Antony CORDIER, et il y parvient par petites touches pudiques. Le quotidien de son personnage est un oscillement permanent entre deux vérités contraires : la dépendance et le besoin d'affirmation, au sein de sa famille, du groupe, de la société. Michael endure avec lucidité les premiers coups de l'existence : l'alcoolisme de son père, les disputes de ses parents, le manque d'argent, les astreintes physiques, la trahison des sentiments… Les douches froides, au sens propre comme au figuré.

Le réalisateur mise surtout sur la présence des corps, très incarnée, comme dans cette scène d'amour à trois, où chacun flirte avec l'exaltation du désir et le danger de la tentation, qui fera dégénérer une amitié complice en rivalité destructrice. De même, le judo représente à la fois l'épanouissement de soi, un stade de maturité, et un autosacrifice masochiste que s'impose le jeune sportif. Tout, dans le film, évoque un rite de passage à l'âge adulte, l'expression d'une métamorphose qui s'opère dans la lutte et l'apaisement, la jouissance et les meurtrissures.


Le scénario de DOUCHES FROIDES en rappelle un autre, sur le même thème et dans la même veine : le VIVRE ME TUE de Jean-Pierre Sinapi. Du cinéma simplement juste et justement simple, où bonheur et douleur se répondent en écho...

 

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L'ECHINE DU DIABLE

  : Ajouté le 23/5/2008 à 12:28

 

Réalisateur: Guillermo del Toro

Acteurs

 Jacinto : Eduardo NORIEGA

Casares: Federico LUPPI

Carlos: Fernando TIELVE

Jaime: Inigo GARCES 

 

La guerre d'Espagne fait rage. Le jeune Carlos est amené par les compagnons d'armes de son père mort au combat à l'orphelinat Santa Lucia. Celui-ci, dirigé par l'élégante Carmen et par le professeur Casarès, accueille les orphelins des militants anti-franquistes. Carlos se rend rapidement compte qu'il s'y produit des phénomènes bizarres, la nuit apparaîtrait même un fantôme qui hanterait les sous-sols...

 

Faisant suite à une première expérience hollywoodienne pour le moins frustrante, Guillermo del Toro s’est tourné vers l’Espagne (et notamment Pedro Almodóvar, producteur du film) pour son troisième long métrage, un retour vers le film d’horreur poétique. S’inscrivant dans la veine de son premier essai, le séminal Cronos, ce nouvel opus s’impose néanmoins comme un nouveau départ pour un auteur qui parvient enfin pour la première fois à traduire de manière cohérente et aboutie les différents motifs qui composent son cinéma. Pour ce faire, Del Toro adopte comme genre général le film de fantôme bien que son œuvre témoigne de codes divers, en particulier un background de films de guerre. Après avoir traité du thème de l’immortalité dans Cronos, le cinéaste s’intéresse cette fois à la figure du spectre mais en l’étendant non seulement au revenant placé au cœur du récit, mais également aux autres protagonistes ainsi qu’au conflit en soi. C’est en adoptant un orphelinat à l’écart du monde, sous la menace de la Guerre Civile, que le réalisateur choisit de peindre le tableau d’une Espagne figée dans le temps, au même titre que cette bombe qui s’est écrasée dans la cour de l’école sans jamais exploser. Constante Epée de Damoclès, le missile symbolise une guerre qui ne s’est jamais réellement terminée pour le pays tout en présentant l’empreinte de l’auteur, fasciné par les éléments arrêtés dans le temps que Del Toro traduit à l’écran par un bijou d’horreur atmosphérique, évitant les effets de surprise faciles.

 

L’Echine du Diable évoque la notion de spectre de différents points de vue, notamment comme quelque chose d’incomplet. Ainsi tous les personnages ont perdu quelque chose ou sont hantés (son enfance pour Jacinto, l’amour de Casares, sa propre mort pour Santi) et l’histoire présente deux principaux esprits hantant les vivants: le fantôme métaphorique qu’est la guerre elle-même, qui détruit passé et futur, et le fantôme littéral qu’est Santi, esprit revanchard. L’enfant non-mort s’impose comme l’une des figures récurrentes du cinéma de Guillermo del Toro. Ses films présentent souvent un monstre coincé entre la vie et la mort (figé dans le temps donc) en quête de vengeance. C’est avec ce film que Del Toro nous présente pour la première fois un monstre tout d’abord effrayant avant de s’avérer ne pas être le véritable monstre du film. Dans cette optique, Del Toro fait le choix audacieux de briser la règle cardinale du cinéma d’horreur et de révéler très tôt le monstre à l’écran, de le montrer le plus possible. Par la mise en scène avant le scénario donc, l’auteur indique au spectateur qu’il ne faut craindre la créature. A l’instar du Labyrinthe de Pan, le véritable méchant du film est incarné par un être humain à l’apparence séduisante comme peut l’être le Mal. Ces deux personnages sont condamnés à voir leur histoire se répéter inlassablement et Del Toro construit son intrigue de manière symétrique, favorisant les rimes (le début et la fin se répondent, Casares se reflète deux fois dans un miroir de façons différentes, deux personnes différentes tombent dans le bassin, etc.) et la relecture qu’opère le film sur ses propres séquences se fait à chaque fois plus poignante. L’ambre automnale du pinceau de l’auteur qui hante sa filmographie depuis ses débuts vient également recouvrir L’Echine du Diable tel ce fœtus hybride baignant dans son bocal de la même couleur, figé dans le temps.

 
R.H.

 

 

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L'ICONE : BRIGITTE BARDOT

  : Ajouté le 20/5/2008 à 13:46

Nom: Bardot
Prénom: Brigitte
Née le 28 septembre 1934
Lieu: 5 place Violet (15ème)
Taille: 1m68 Pointure 37
 
Gunther Sachs reste le mari officiel
Né d'une famille d'industriels, elle a aussi une soeur: Marie-Jeanne 

 

 

 Poussée par son père à des études de danse et de musique, Brigitte BARDOT a commencé par poser sur ELLE, un magasine de mode.

 
1949 : remarquée par la directrice de mode elle pose avec succès pour des magasines de mode.
 
 
1952  Novembre: sortie du film "le trou normand" de Jean Boyer avec BOURVIL, Jane MARQUEN, Pierre LARQUEY, Noël ROQUEVERT et pour la première fois à l'écran: Brigitte BARDOT
             20 décembre: elle épouse à 18 ans le réalisateur Roger VADIM
 
1955 Octobre: l'épidémie de grippe qui sévit en France terrasse Brigitte qui interrompt le tournage de "Cette sacrée gamine".
 
1956 Novembre: sortie du film " Et Dieu créa la femme" de Roger VADIM  avec Curd JURGENS et Jean-Louis TRINTIGNAN. Défendu par les critiques des Cahiers du Cinéma qui allaient devenir les cinéastes de la nouvelle vague, Roger VADIM bénéficia, pendant un certain temps d'une réputation abusive de metteur en scène moderne et du scandale provoqué par sa façon d'utiliser Brigitte BARDOT, alors son épouse.
  

       

1959 septembre: sortie du film "Babette s'en va-t-en guerre" de Christian-JAQUE. Brigitte Bardot face à Francis BLANCHE impose l'acteur Jacques CHARRIER.

         Juin: mariage de Brigitte BARDOT et Jacques CHARRIER
       juillet: Aux studios de la Victorine, Michel BOISROND dirige, pour la troisième fois, Brigitte BARDOT dans "Voulez-vous danser avec moi?"


1960 janvier: naissance de l'unique enfant de Brigitte BARDOT: Nicolasd. Divorce de ses parents le 30 janvier 1963, sa garde sera confiée à son père Jacques CHARRIER qui l'élèvera avec sa nouvelle épouse.
       novembre: sortie du film "La vérité" de Henry-Georges CLOUZOT avec Charles VANEL, Sami FREY et Paul MEURISSE. En utilisant à sa manière le mythe BARDOT, crée par Roger VADIM, CLOUZOT, vieux lion du cinéma français traditionnel, trace un portrait psychologique d'une femme typiquement moderne.

Septembre - Mère du petit Nicolas : 9 mois, Brigitte Bardot fait une tentative de suicide.

1961 novembre: sortie du film "Amours célèbres" de Michel BOISROND. Un film à sketches réunissant: Daniel ROBIN, Simone SIGNORET, Jean DESAILLY, Suzanne FLON, Annie GIRARDOT, Jean-Paul BELMONDO, Alain DELON, Philippe NOIRET, Michel GALABRU, Pierre BRASSEUR.....
        Jorge' VIEIRA, jeune franco-argentin, débarque sur les ondes radiophoniques française. Notre Brigitte BARDOT nationale va connaître à partir de là une nouvelle gloire à travers ce 45 tours " Brigitte Bardot" Ecrite par le brésilien GUSTAVO, cette chansonnette fera le tour du monde et BB se verra surnommée Miss Béjo aux quatre coins de la planète.

1962  mai: sortie du 45T "c'est rigolo"


     septembre: Sortie à Paris du film de Roger VADIM "Le repos du guerrier" d'après le roman de Christiane ROCHEFORT, avec Robert HOSSEIN

1963 décembre: sortie du film "Le mépris" de Jean-Luc GODARD avec Michel PICCOLI.

 





1964 mars: sortie du film "une ravissante idiote" d'Edouard MOLINARO avec Denise PROVENCE, Anthony PERKINS et Grégoire ASLAN

1965 novembre: sortie du film "Viva Maria" de Louis MALLE avec Jeanne MOREAU



1966 juillet: Brigitte BARDOT épouse en troisième noce Gunther SACHS

1970 aout : le 45 tours "Nue au soleil" entre au hit parade et met la France en émoi. Le buste de BB est dans toutes les mairies comme buste de Marianne

1971 octobre: sortie du film " Boulevard du rhum" de Robert ENRICO avec Lino VENTURA
        décembre: sortie du film " Les pétroleuses" de CHRISTIAN-JAQUE avec Claudia CARDINALE


 


Après quelques 41 films, Brigitte BARDOT décide d'arrêter sa carrière en 1973. Depuis, elle se consacre à la défense des animaux et a créé une association www. fondationbrigittebardot.fr.

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DEUX HOMMES DANS LA VILLE

  : Ajouté le 17/5/2008 à 22:40



Réalisateur: José GIOVANNI

Acteurs:

Germain Cazeneuve : jean GABIN

Gino Strabliggi: Alain DELON

Lucie: Mimsy FARMER

Commissaire Goitreau: Michel BOUQUET

 A noter:les débuts de Bernard Giraudeau (1er film) et de Gérard Depardieu


Condamné à douze ans de prison pour l'attaque d'une banque à main armée, Gino Strabliggi est libéré d'avance grâce à l'éducateur Germain Cazeneuve et se tisse entre les deux hommes un lien d'amitié. un jour germain Cazeneuve est muté à Montpellier et trouve un travail dans une imprimerie pour son ami Gino, mais manque de chance le Commissaire goitreau, celui qui avait arrêté dix ans auparavant Gino Strabliggi est affecté à montpellier.


Goitreau, sceptique à la réinsertion de Gino en fait une affaire personnelle et pousse ses investigations à l'extrême. Il se rend régulièrement au travail de Gino, puis à la banque où travaille Lucie, la compagne de Gino.


Un jour, il se rend au domicile du couple, et le ccommissaire Goitreau pousse au chantage Lucie. Quand Gino arrive, celui-ci craque et se jette sur le commissaire et le tue à mains nues.



Traduit devant la cour d'assises, Gino est condamné à mort et est guillotiné sous les yeux de germain Caseneuve


 

 

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INTO THE WILD

  : Ajouté le 14/5/2008 à 21:21

 

 

Réalisateur: Sean PENN

Acteurs

Cristopher Mc Candless: Emile HIRSCH

Billie McCandless: Marcia GAY HARDEN

Walt McCandless: William HURT

 

Depuis quelques mois défilent des film américains engagés. Dans la vallée d'Elah (de Paul Haggis), contre la politique de Bush en Irak. Lions et Agneaux (de Robert Redford) contre la léthargie de la société américaine face à cette politique. Des films au message clair, mais auquel il manque un élan, un éclat. Into the Wild, de Sean Penn, road-movie utopiste, est moins facilement convertible en discours, moins en prise avec l'actualité, mais c'est assurément un film politique, et porté, enfin, par un souffle personnel.

 

Il est évident que l'acteur-réalisateur s'identifie viscéralement à son person­nage : Chris, jeune dîplomé de 22 ans parti sans laisser d'adresse pour une randonnée sans fin, du Colorado à l'Alaska, loin des siens et de tout ce à quoi son milieu petit-bourgeois l'avait préparé. Chris (qui a vraiment existé) est le routard idéaliste et téméraire que la star a été, ou aurait voulu/pu être. Au-delà des grands espaces américains : le jardin secret de Sean Penn, sa cicatrice intérieure, un rêve juvénile de vie alternative, qui rejoint celui de la Beat generation et de Jack Kerouac.


 

 

Un garçon seul sur la route, telle est la formule archétypale qui donne le meilleur du film - moins convaincant quand il colle psychologiquement au modèle réel de Chris. Que les parents du jeune homme (William Hurt et Marcia Gay Harden) se soient écharpés pendant des années sous ses yeux, qu'il ait très tôt perdu ses illusions de fiston, ce n'est pas (et on le comprend) le centre d'intérêt de Sean Penn. Into the Wild s'épanouit davantage dans une certaine abstraction, quand le jeune marcheur semble mû avant tout par ses semelles de vent.
 
 
La résonance politique de son choix s'inscrit, elle, harmonieusement dans le film. Le premier signal d'étrangeté émis par Chris tient à son refus devant la proposition paternelle de financer sa nouvelle voiture - un cadeau de rêve mis en scène comme tel dans tant et tant de films américains. Tout à coup, c'est une civilisation entière qui se lézarde : que peut-on bien vouloir si ce n'est une voi­ture neuve ? Idem quand Chris se débarrasse en route des quelques dollars qu'il avait en poche, alors qu'une infinité de personnages de cinéma est déterminée par la seule quête de l'argent.
 

La défiance à l'égard des valeurs dominantes culmine quand, après des mois de pleine nature, le routard se donne une chance de reprendre sa vie, se retrouve en centre-ville et essaie de s'imaginer dans la peau de quelques citadins occupés sur lesquels tombe son regard. Résultat : une envie de fuir réactivée, décuplée...

Le bonheur serait ailleurs, dans le déplacement même, dans l'imprévu, l'éphémère, dans un rapport direct à la matière, aux éléments, aux aliments : cela, Sean Penn sait le faire passer, filmant au plus près de son acteur Emile Hirsch, idoine en ascète, ou à coups d'amples mouvements d'appareil (signés par le chef op français Eric Gautier). Le tout saturé de ritournelles folk et d'aphorismes sur la route en surimpression : un style toujours au bord de la grandiloquence mais d'un lyrisme efficace. Sur le chemin de Chris : divers marginaux ou zozos, une petite fiancée interdite (mineure), de provisoires parents de substitution : père péquenot (Vince Vaughn), mère hippie (Catherine Keener), grand-père ermite... Là aussi, le trait psychologique est parfois appuyé. Reste la beauté de ce statut de comète que Chris acquiert dans la vie des autres, toute cette affection que sa résistance même aux attaches déclenche.


 

A quoi une telle rébellion en marche peut-elle bien aboutir ? Lors de la sortie du film aux Etats-Unis, des commentateurs ont fait état d'une forme de folie chez le vrai Chris, que le cinéaste aurait minorée. Sean Penn met plutôt en valeur les quelques indices d'une envie tardive de retour à la maison, à la société... Avec moins de sagesse réprobatrice que de romantisme et d'empathie pour son héros, il suggère aussi que le goût immodéré de la nature vierge et de l'isolement revient parfois à un désir de néant.

 

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