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ON PAPOTE.............. | Bloguez.com

DES PAROLES EN L'AIR

  : Ajouté le 11/6/2008 à 22:03

Avril 2004.
Nicolas Sarkozy, alors Ministre des Finances, fait voter une loi réduisant à 70% la participation de  l’Etat au capital de Gaz de France et ajoute : «  Je vais prendre des engagements très clairs : Il n’y aura pas de privatisation de Gaz de France. »
Premiers pas de tango... Lent, lent...

Mai 2004.  
Il confirme :  « 
Il n’y aura pas de privatisation d’EDF ni de GDF, et ce pour une raison simple : EDF et GDF ne sont pas des entreprises comme les autres. »
On continue à avancer... Lent, lent...
 



Décembre 2006.
En tant que responsable de l’UMP, parti majoritaire à l’Assemblée Nationale, le même Nicolas Sarkozy demande aux députés de voter en faveur de la loi autorisant l’Etat à privatiser GDF, tout en se déclarant hostile à cette privatisation.
La danse s'accélère et on amorce la figure... Vite, vite...

Mai 2008.
  
Les principes de la fusion entre Suez et GDF viennent d’être votés par les Conseils d’Administration des deux entreprises, l’Etat conservant une minorité de blocage de 35,6 %.
On continue le tango en tournant… Vite, vite…


Juillet 2008.
La fusion sera effective, la privatisation de même.
Le demi-tour à droite sera bouclé… on peut ralentir... Lent, lent… 


Pourquoi privatiser une entreprise qui fonctionne bien ? Et dont la qualité de service et la politique tarifaire sont exemplaires ?
Pour répondre aux exigences de l’Union Européenne ? Elle n’en demande pas tant.  Au contraire, puisqu’elle prône la nationalisation des réseaux en vue de garantir un accès équitable de ceux-ci aux opérateurs externes.
Pour protéger GDF d’une OPA hostile ? Mais si GDF est détenu majoritairement par l’Etat, cette hypothèse est tout simplement ridicule.
Pour protéger Suez  d’une OPA? Mais Suez est un groupe privé, coté en bourse, alors quoi de plus normal que d’être acheté ou vendu. L’interventionnisme de l’Etat en la matière s’apparenterait à une politique… de gauche !!! Peu réaliste.
Afin de libéraliser le secteur et encourager la concurrence ? Drôle de démarche alors, que de fusionner les deux acteurs principaux du marché. La concurrence va en prendre un sacré coup…

 


Alors pourquoi ? Pour faire bénéficier au consommateur de tarifs plus intéressants, un groupe plus important ayant plus de pouvoir et plus de poids pour s’imposer sur le marché international ?

Impossible, d’autant plus que l’Etat, avec sa minorité de blocage… ne pourra en aucun cas bloquer une éventuelle hausse de tarif, qui passera cet été, et qui sera justifiée, bien évidemment, par la conjoncture internationale très tendue sur les marchés de l’énergie...

Parce que je ne crois pas que les actionnaires de Suez soient des idiots : S’ils se lancent dans cette aventure, c’est parce qu’ils ont reçu l’assurance que les tarifs ne seront plus fixés arbitrairement par l’Etat et qu’ils seraient relevés dans un avenir proche afin de pérenniser leur investissement. Ainsi, les petits amis de Nicolas, Bernard Arnault, Laurent Dassault, Paul Desmarais, entre autres, auront créé un joli petit oligopole qui leur permettra de maximiser leurs revenus…


La morale de cette histoire ?

Elle est malheureusement excessivement simple :  
La parole de Nicolas Sarkozy ne vaut absolument rien. Par contre, il ferait un bon danseur de tango...

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DE L'EFFICACITE DES CREMES SOLAIRES

  : Ajouté le 6/6/2008 à 20:31

Même si, le week-end approchant, les nuages vont sans doute en faire autant, il faut néanmoins commencer sérieusement à songer à l’été et à ses corollaires chimiques : l’antimoustique et la crème solaire.

Si cette dernière est parfois accusée de tous les maux, à commencer par celui de donner l’illusion de protéger des UV (à condition de s’en tartiner d’une dose tellement ad hoc que les moustiques alléchés …Stop. Je sens que je suis mauvaise langue !), elle est au final efficace dans l’anti-bronzage au-delà de ce qui était prévu initialement : non seulement elle garantit à mademoiselle Marguerite un teint pâle qui aurait fait se pâmer d’envie ses contemporaines si elle avait vécu au XVIIIè siècle, mais elle fait carrément palir les coraux ; la preuve en cliquant ci-dessous :

Coraux : la menace des crèmes solaires


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LE POULET A LA JAVEL

  : Ajouté le 28/5/2008 à 21:34

 

La Commission européenne a proposé mercredi d'autoriser la commercialisation de poulets américains désinfectés au chlore, à condition d'informer les consommateurs sur la nature des produits vendus.

Onze ans après leur interdiction, les poulets javellisés vont pouvoir être réintroduits en Europe. La Commission européenne a en effet proposé mercredi d'autoriser l'importation de ces poulets américains trempés dans un bain à base de chlore, un procédé utilisé pour réduire les substances pathogènes. «Nous savons qu'il s'agit d'une question controversée. La Commission a décidé de présenter cette proposition pour que le débat ait lieu. Nous verrons qui est pour et qui est contre», a souligné le porte-parole de la Commission européenne en présentant cette proposition.

Parmi les 27 ministres de l'Agriculture européens, 21 se sont déjà largement opposés à ce projet lors d'une réunion à Bruxelles, lundi 19 mai. Suite à cette rencontre, le ministre français de l'Agriculture, Michel Barnier, jugeait que les «Etats-Unis peuvent faire ce qu'ils veulent chez eux mais les consommateurs européens ont d'autres exigences. Ils veulent des contrôles d'hygiène tout au long de la chaîne de production et pas une désinfection brutale en bout de chaîne.» Les conséquences de ce procédé sur la santé des consommateurs ne sont pas encore déterminées. En effet, l'usage de cette solution chlorée pourrait accroître une tolérance bactérienne accrue et renforcer la résistance aux antibiotiques thérapeutiques et autres agents microbiens chez les consommateurs.

 

Des poulets rincés à l'eau potable

La députée européenne Anna Ferreira (PS) a ainsi interrogé ce matin la Commission européenne sur une évaluation faite par l'autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa). Le 2 avril dernier, cette dernière demandait «l'approfondissement des recherches» sans pour autant se prononcer sur les éventuels effets des «substances antimicrobiennes utilisées pour décontaminer les carcasses de volailles.» Pour la députée européenne Anne Ferreira (PS), ce traitement interroge également sur «le traitement de la viande tout au long de la chaîne. En Europe, il y a un système de traçabilité, on sait d'où vient le poussin, s'il a eu des maladies etc. De même, on ne sait toujours pas s'il y a des résidus de chlore dans la viande. Enfin, si les membres de l'organisation mondiale du commerce (OMC) demandent l'importation de poulets chlorés américains, demain les membres de l'OMC pourront les traiter de cette manière.»

La commissaire européenne à la Santé, Androula Vassiliou, est également sceptique sur ce sujet. Elle a ainsi apporté quelques garde-fous au projet de la Commission. Après avoir été plongés dans la solution au chlore, les poulets seront rincés à l'eau potable et étiquetés de façon à permettre aux consommateurs de connaître le procédé de fabrication. Enfin, durant une période transitoire de deux ans, des données scientifiques seront récoltées afin de déterminer l'impact de la solution sur l'environnement et la résistance anti-microbienne.

Face au tollé des ministres européens, des associations de consommateurs et des agriculteurs, la proposition de la Commission pourrait ne pas être adoptée. «Si lors du vote, la majorité qualifiée n'est pas obtenue, le dossier passera devant le Conseil des ministres», explique une source proche du dossier. Quant aux parlementaires, ils devraient rendre leur décision autour du 28 septembre prochain.

 

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ON RACONTE N'IMPORTE QUOI...........

  : Ajouté le 28/5/2008 à 21:14

Il faut que la presse arrête de raconter n'importe quoi !!!
C'est vrai quoi...
On nous bassine depuis des mois avec le pouvoir d'achat qui serait en berne.
On nous raconte partout que le coût de la vie augmente
et que les salaires stagnent.
Ce sont des mensonges, de la désinformation.!!!!!!!!!!!!

Les salaires ont augmenté......... 

 

En tête de ce palmarès, Pierre Verluca, le patron de VALLOUREC, a touché 18,12 millions d'euros en 2007. Pierre Verluca a engrangé ses gains grâce à la levée de ses stock-options, qui lui a rapporté 17,22 millions d'euros, le titre s'étant envolé de 1.100% depuis sa nomination au directoire du groupe en 2004.

Chomeurs, RMIstes, retraités, handicapés, marins pecheurs, transporteur routier, vous qui avez du mal a boucler les fins de mois, devenez patron de CAC 40. 58% d'augmentation en 2007, 161 millions par an pour 40 personnes. voici d'ailleurs le top 10:

1. Pierre Verluca, Vallourec: 18,12 millions (+ 2312 %)

2. Gérard Mestrallet, Suez: 15,54 millions (+ 364 %),

3. Xavier Huillard, Vinci: 13,10 millions (+ 552 %)

4. Henri Proglio, Veolia Environnement: 7,33 millions (+ 207 %)

5. Henri de Castries, Axa: 5,53 millions (+ 22 %)

6. Jean-Bernard Lévy, Vivendi: 5,42 millions (+ 129 %)

7. Daniel Bouton Société générale: 5,24 millions (– 52 %)

8. Jean-Paul Agon, L’Oréal: 5,03 millions (+ 27 %)

9. Martin Bouygues, Bouygues: 4,99 millions (+ 69 %) (hors dividendes)

10. Benoît Potier, Air liquide: 4,37 millions (+ 52 %)

On ne fera pas de commentaires.........

Il y en a un qui morfle un peu, c'est Pierre Bouton,
patron de la Société Générale, dont le salaire baisse de 52 %...
On sait pourquoi.
Cela dit, avec les 48% qui lui restent,
il doit pouvoir continuer de manger à sa faim...

Quand je pense que Dame Parisot parlait de modération...

Au fait, le SMIC cette année c'est combien d'augmentation ? 2,3%...

 

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GENERATION STAGIAIRE

  : Ajouté le 25/5/2008 à 13:01

 
 
"Ne vous bradez plus!" Le collectif Génération précaire vient de publier un petit guide pour dénoncer les dérives de "la stagiosphère" et aider les jeunes recrues à mieux se défendre contre les abus.

Dans "Parcours du combattant stagiaire", qui vient de paraître aux éditions des Mille et une nuits, le collectif explique aussi ses revendications à la jeunesse en mal de reconnaissance professionnelle. Armés de leurs masques blancs, symboles de leur invisibilité et de leur caractère interchangeable, ils dénoncent l'existence d'un sous-salariat sans aucun droit, qui tire vers le bas les conditions de travail et de rémunération de l'ensemble des travailleurs.

Les auteurs énumèrent ainsi tous les abus dont sont victimes "cette force de travail, inépuisable, corvéable à merci et pleine de bonne volonté, payé au mieux 30% du Smic", comme l'explique Juliette, une des militantes. Qui aimerait que les jeunes travailleurs refusent plus souvent d'entrer dans un système aussi pervers.

 

A la façon d'un manuel militaire, le guide passe en revue les grandes étapes d'un stage, de la recherche des offres à l'entretien, en passant par l'écriture du CV et celle de la convention. Toutes les situations sont décryptées pour apprendre aux nouveaux venus dans le monde du travail à se vendre sans s'esclavagiser.

Le livre, vendu 3,50€ seulement, donne aussi des repères à ceux qui pensent être victimes d'abus. Ainsi, est défini comme acceptable de "répondre au téléphone pour dépanner", mais inacceptable "d'être préposé au café tous les jours", "de former son remplaçant", "d'être le sixième ou le septième stagiaire sur le poste", "de cacher son statut de stagiaire aux clients"...


"Recherche PDG stagiaire"

Dans ces pages, les auteurs ne remettent pas en cause l'utilité des stages, qui permettent souvent de démarrer une carrière professionnelle, mais pointent les nombreux abus, étayés par des témoignages éloquents. Les entreprises ne se gênent plus pour proposer des stages sans aucune valeur pédagogique à de jeunes diplômés qui se sont bombardés "Directeur de..." ou "... en chef". Les auteurs ont même relevé des annonces proposant des "stages de PDG"!

 

Des pratiques que Pierre a bien connues:

"Pour ma formation d'ingénieur, j'ai un stage obligatoire à effectuer. Je me suis retrouvé responsable de chantier, traité comme un employé. J'ai le droit à des remontrances, je dois rester tard le soir s'il y a un coup de bourre."


De même, sur les sites d'offre de stage, on ne compte plus les annonces "à durée indéterminée", et certains vont jusqu'à exiger une expérience préalable ou une mise à l'essai! Les auteurs de l'ouvrage dénoncent ces emplois masqués en stage, qui mettent déloyalement en concurrence les jeunes sur le marché de l'emploi.

C'est ce qu'a fini par constater Julien, qui a intégré le collectif dès le début:

"J'étais en stage chez Danone. Dans mon service, on était trois stagiaires pour trois employés. Un jour, j'ai réalisé: c'est normal qu'on trouve pas de boulot, on se flingue nous-mêmes."



La chasse aux entreprises stagiophages

Le "Parcours du combattant stagiaire" fait également une analyse pertinente de l'évolution des stages à travers l'histoire: à l'origine passerelle essentielle entre l'université ou l'école et le monde du travail, le stage est devenu l'outil magique pour augmenter les bénéfices, tout en réduisant les coûts de production.

Génération précaire énumère également dans cet ouvrage ses propositions, et rappelle les négociations en cours sur le statut des stages. Le collectif est bien décidé à maintenir la pression sur le gouvernement et les entreprises. Les "masques blancs" de la précarité appellent ainsi à les rejoindre dans leur chasse aux entreprises stagiophages, tel que la Société générale, La Poste, Vinci, Bouygues Construction ou encore Axa, pas les plus miséreuses...

"Eduquer les entreprises et refuser le "dumping social"

Une mobilisation qui commence à porter ses fruits. Prenant conscience de leur exploitation, les cinq stagiaires de Challenge qualité, firme spécialisée dans les audits téléphoniques, qui assuraient seuls l'activité de l'entreprise sans formation ni rémunération, ont dénoncé leur "employeur" à l'inspection du travail. Ce dernier a été condamné à six mois de prison avec sursis et 25 000 euros d'amende en février.

S'il espère bien que l'affaire fera jurisprudence, le collectif Génération précaire ne souhaite pas pénaliser à outrance, mais réclame des quotas et des délais de carence pour "éduquer" ces entreprises à ne pas pousser au dumping social.

Une démarche qui commence à peine à être entendue par les autorités. Une charte des stages censée encadrer les pratiques avait été proposée en avril, mais le collectif l'avait jugée "obsolète". Les ministères du Travail et de la Recherche tiennent une table ronde pour discuter d'un décret sur l'encadrement des stages et le niveau de la rémunération.

 

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