A mi-chemin entre Le nerfs à vif et L’inconnu Du Nord Express et tiré du roman « Plender » de l’écrivain anglais Ted Lewis, Le Serpent possède tous les attributs du thriller psychologique. En tant que tel, le scénario de cette troisième réalisation signée Eric BARBIER (Le Barbier, Toreros) retrace la machination d’un homme dans sa quête de vengeance.
Selon toutes les règles du genre, ce personnage désaxé - car souffrant encore d’affreuses blessures de l’enfance - fait porter le chapeau de son drame personnel à un tiers souvent témoin privilégié ou acteur de son passé. Dans le cas présent, c’est Plender (subtil Clovis CORNILLAC) qui infiltre progressivement la vie de Vincent, un de ses anciens camarades de classe pour lui faire payer ce qui, selon lui, a détruit son existence.
Arnaques, supercheries, recel de cadavre, chantage… : Plender pose un à un les jalons de sa diabolique machination censée causer la perte du jeune photographe et père de famille.
A partir de ce postulat de départ Eric BARBIER a su bâtir un scénario extrêmement bien rythmé et conférer à son long-métrage une atmosphère sombre qui se prête à ce genre de réalisations. A la manière d’un De Niro, Clovis CORNILLAC y incarne l’instigateur de cette vendetta dont il porte le dessein marqué au fer rouge sur la peau. Il ne s’agit plus ici de la très symbolique croix qui maculait littéralement le dos de De Niro dans le film de Scorsese, mais d’un serpent (d’où le titre du film !), figure allégorique de la vengeance à laquelle se destine Plender.
Tel le reptile, le héros de cette machination s’immiscera subtilement dans la vie de sa victime pour y porter une piqûre fatale. Fondé sur le duel aux contours parfois protéiformes victime-bourreau (qui est la victime ? qui est le bourreau ?) Plender / Vincent Mandel, LE SERPENT méritait un casting à la hauteur de son scénario. Excellent choix que celui de Clovis CORNILLAC qui, comme indiqué précédemment, joue la carte de la subtilité. Certes, Plender est un dangereux désaxé, mais il n’en garde pas moins une lucidité déconcertante et parfois même une bonhommie assez sympathique.
Face à lui, c’est à Yvan ATTAL de s’y coller dans le rôle d’un père de famille plongé dans l’enfer et la culpabilité. S’il n’y a rien à reprocher à son interprétation, on regrette cependant que le scénario n’insiste pas plus sur l’aspect dual de son personnage puisque, sans rien dévoiler, il est tout de même au centre du drame qui a plongé Plender dans la folie.
On notera également la présence au générique de Pierre RICHARD. Son interprétation oscille entre sang-froid et fragilité, force et faiblesse dans le rôle d’un avocat d’affaire qui se laisse lui aussi contaminer par le venin de ce serpent décidément ô combien maléfique…
Carlos Luis DE FUNES DE GALARZA est plus connu sous le pseudonyme de Louis de Funès. Louis de Funès de son 1.64m est né le 31 juillet 1914 à Courbevoie bien qu'il appartienne à la noblesse de Séville ( son père était avocat, il devint par la suite un diamantaire ). Après ses études au lycée Condorcet de Paris. Louis de Funès doit en effet pendant de longues années se contenter de petits rôles, voire de n'effectuer que de la figuration, aussi bien au théâtre que sur le grand écran.
A l'école, Louis de Funès était doué pour le sport ! Il travailla jusqu'au début de la 2nde guerre mondiale comme dessinateur. Il ne participa pas au conflit qui éclata en 1939 car il fut déclaré inapte, c'était en réalité une erreur de dossier, puis fut engagé comme pianiste dans des boîtes de nuit, où il rencontre Eddy BARCLAY, pendant l'occupation allemande. Derrière son piano, il se trémoussait déjà : un personnage nerveux, grimaçant et gesticulant était né. Sa première apparition sur les planches a d'ailleurs lieu dans le Paris occupé.
A la Libération, il continue son bonhomme de chemin, écume les studios et les scènes, mais n'est appelé au mieux que pour des seconds personnages parmi lesquels le valet de chambre de "La vie d'un honnête homme" de Sacha GUITRY 1952.
En 1956, il obtient un début de reconnaissance dans "La Traversée de Paris" de Claude AUTANT-LARA où il joue aux côtés de Jean GABIN et BOURVIL.
Cet acteur français est devenu l'une des vedettes européennes les plus populaires des années 1960 et 1970. Entre temps, il a épousé Germaine Elodie CARROYER en 1936,puis il se marie une seconde fois avec Jeanne Barthélémy de MAUPASSANT, la petite nièce de l'écrivain.
Leur fils Olivier jouera dans quelques films avec son père "Le Grand restaurant","Sur un arbre perché
".
A la fin des années 50, après déjà une centaine de films à son actif, son comique visuel est enfin reconnu.
En 1958, il décroche le premier rôle dans "Ni vu ni connu".
Et, l'année suivante, il triomphe avec la pièce "Oscar" dans laquelle ses grimaces font merveille et déclenchent le rire à coup sûr.
La suite est beaucoup plus connue. Après le succès de "Pouic-Pouic" en 1963, il va de triomphe en triomphe. Les producteurs et les réalisateurs se l'arrachent.
On lui offre ses premiers grands rôles, qui le conduisirent très vite au célèbre "Gendarme de Saint-Tropez" deJean GIRAULT en 1964qui sera suivi de cinq «suites».
A partir de là, De Funès articule sa carrière autour de deux axes : l'axe Gérard OURY et l'axe Jean GIRAULT. Ce dernier lui offre encore un rôle d'anthologie dans la peau de l'inspecteur Cruchot. Entre-temps, Gérard Oury lui a offert ses trois plus grands succès. Ses duos avec Bourvil dans "Le corniaud" en 1965 et
"La grande vadrouille" en 1966, plus grand succès du cinéma français avec 17,2 millions d'entrées, passent à la postérité avec des répliques et des séquences inoubliables.
Son personnage irascible,mais pas vraiment méchant, son jeu grimaçant et ses mimiques ont été théorisés dans "La Folie des grandeurs" de Gérard Oury en 1971, où il rencontre Yves Montand
et "Hibernatus" en 1969.
Avec "Les aventures de Rabbi Jacob" en 1973, il réussit l'exploit de faire rire ensemble juifs, musulmans et catholiques.
Rattrapé par la maladie, il dû s'arrêter quelques temps pour se reposer à la suite de ces deux infarctus en 1975 il tournera encore quelques films, dont "L'Aile ou la Cuisse", avec un débutant nommé Coluche.
Puis on le vit également dans un grand film "La soupe aux choux"Il a su toujours tirer parti de ses moindres apparitions sur le petit ou le grand écran : il faisait toujours un numéro pour sortir du lot. Louis de Funès a fréquenté pendant de nombreuses années un restaurant qui étaient fréquentés par les gens du spectacle tels que Michel Serrault, Jean Yanne. Vers 3h du matin après avoir avoir joué au théâtre ils se retrouvaient pour dîner à "La Cloche d'Or" rue Mansart dans le 9ème arrondissement de Paris. Il nous quitta le 27 Janvier 1983 à Nantes victime d'une crise cardiaque. Son corps repose au cimetière du cellier, commune de Loire-Atlantique près du château de Clermont.
«Louis de Funès entre dans la joie de Dieu, murmure l'abbé Maurice, lorsqu'il est appelé à son chevet.»
Fils unique, Philippe a toujours été persuadé qu'il avait un frère. Il vit une vie tranquille et simple, élevé par des parents, Maxime et Tania, fous amoureux l'un de l'autre. Le garçon imagine la rencontre évidente de ces deux grands sportifs sur un stade ou au bord d'une piscine, lui l'enfant chétif et malingre qui s'invente un frère fort et merveilleux.
Il grandit dans la France de l'après-guerre dans une famille trop lisse pour ne receler aucun secret. L'histoire de ses parents est trop forte, le fantôme du frère trop présent.
Car Philippe en effet, a bien eu un frère, Simon dont il n'aurait jamais connu l'existence, si Louise une vieille voisine ne lui avait raconté sa véritable histoire l'année de ses quinze ans. Une histoire déjà lourde en elle-même, mais rendue plus dramatique encore parce qu'elle se passe sous l'occupation et que sa propre naissance est due à la mort d'une bonne partie de sa famille, dont son frère.
Car à l'origine Maxime et Tania étaient beau-frère et belle-sœur. Hannah la première femme de Maxime était la sœur de Robert, époux de Tania. Maxime et Hannah avaient un fils Simon. Maxime avait eu le coup de foudre pour Tania, sa belle-sœur le jour de son propre mariage. Ils avaient tenté de s'oublier jusqu'à ce que la guerre ne les rattrape.
Certains membres de la famille avaient pu gagner la zone libre d'autre pas. Maxime et Tania avaient eu la chance de rejoindre un coin de France, bucolique à souhait, où ils s'étaient aimés dans la culpabilité, tandis que Hannah, Robert et Simon n'avaient pu les rejoindre. Les deux amants ne sauront, tout en le pressentant qu'après la guerre, leur sort funeste : gazés à Auchwitz ou fusillé pendant qu'ils s'adonnaient à leur passion trop forte.
L'adolescent qu'est devenu Philippe ne juge pas ses parents : ni leur amour, ni leur mensonge. Il comprend enfin la pièce du puzzle manquante et devient adulte à son tour.
Après la Seconde Guerre mondiale, un enfant unique issu d’une famille juive, découvre un lourd secret sur les évènements qui ont précédé sa naissance.
Avec Un Secret, Claude Miller signe une adaptation exceptionnelle du roman éponyme de Philippe Grimbert. Le réalisateur ne commet à aucun moment l’écueil de traiter son sujet avec un pittoresque à outrance.
L’originalité est au rendez-vous (scènes du passé en couleur et scènes du présent en noir et blanc) et la mise en scène efficace nous tient en haleine jusqu’au générique de fin.
L’excellente performance des acteurs (Ludivine Sagnier, Julie Depardieu…) n’est pas non plus étrangère à la réussite du film. Un secret… poignant.
1861. Scarlett O'Hara fête son seizième anniversaire dans le domaine familial de Tara en recevant les hommages de tous les jeunes planteurs sudistes. Elle aime Ashley Wilkes, le fiancé de sa cousine Mélanie mais la guerre civile éclate et, par dépit, Scarlett épouse Charles Hamilton, le frère de Mélanie tandis que celle-ci se marie avec Ashley.
Scarlett est bientôt veuve. Elle part pour Atlanta et elle revoit le séduisant Rhett Butler. Mélanie met au monde un enfant et Rhett accepte de les conduire à Tara mais tout y a été détruit. Ne pouvant obtenir d'argent de Rhett Butler, Scarlett épouse alors Frank, l'ancien et riche fiancé de sa sœur, décidé à tout pour sauver le domaine de Tara.
Frank trouve la mort et Scarlett épouse Rhett Butler et fait reconstruire Tara. Elle donne le jour à une petite fille, Bonnie, et la mort accidentelle de celle-ci achève de briser l'unité du couple.
Mélanie meurt et Scarlett comprend trop tard que l'homme qu'elle aimait est Rhett Butler et non plus Ashley Wilkes. Scarlett retournera vivre à Tara, sa terre natale, le seul bien qui lui reste.
Cette grande fresque sudiste reste toujours aussi passionnante à voir et à revoir et les quelque 3 heures 45 de projection passent bien rapidement. Autant en emporte le vent est probablement le film le plus célèbre de toute l’histoire du cinéma, il symbolise à lui seul la splendeur d’Hollywood : on reste ébloui par le grand spectacle qu’il nous offre et on se laisse volontiers porter par son souffle épique.
Le couple formé par Vivien Leigh et Clark Gable reste toujours aussi électrique et fascinant. Trois années de préparation et un budget colossal furent nécessaires pour arriver à un résultat si techniquement parfait. Le tournage fut long (88 heures furent tournées) et mouvementé.
On peut considérer qu’Autant en emporte le vent est plus un film du producteur David O’Selznick que de Victor Fleming. D’ailleurs ce fut Georges Cukor qui commença le tournage avec la scène magistrale de l’incendie et c’est Sam Wood qui finit le film après que Fleming eut démissionné.
Alain Delon est né le 8 novembre 1935 à Sceaux, fils de Fabien DELON, dirigeant d'un petit cinéma de quartier et d'Edith, préparatrice en pharmacie . Peu après la séparation de ses parents, le petit garçon de 4 ans est confié à une famille d'accueil puis est envoyé dans une pension catholique Saint Nicolas d' Igny. Il est rebelle et indiscipliné et se fait renvoyer 6 fois de l'école. Il s'en échappe en 1949 pour partir vers Chicago, mais son rêve ne se termine qu'à quelques kilomètres de chez lui, au commissariat.
Sa mère épouse alors en secondes noces Paul Boulogne, un commerçant charcutier de Bourg-la-Reine et Alain passe un CAP de charcutier pour reprendre, sans aucune conviction, le commerce de son beau-père. Il revêt alors l'uniforme de soldat et part pour l'Indochine.
Une fois revenu en France, il rencontre Jean-Claude BRIALY qui est touché par son charisme et sa belle gueule. Il fait un bout d'essai très concluant et aborde le milieu du cinéma, sans formation particulière de comédien.
Il tourne en 1957 dans son premier film "Quand la Femme s'en mêle" de Yves ALLEGRET. Depuis ce jour, Delon s'est fait connaître de la France aux Etats-Unis en passant par l'Espagne ou la Russie. En à peine un an Alain est devenu une star internationale.
Il rencontre sur le tournage de "Christine" la belle Romy SCHNEIDER avec qui il vit un amour passionné. Ils se fiancent officiellement le 22 mars 1959 devant la presse internationale.
En 1960, il investie dans la restauration en achetant "La Camargue" un restaurant niçois.
Alain Delon accède au rang de star du cinéma sous la direction de René CLEMENT avec "Plein soleil"
,
En1961 "Rocco et ses frères" de Luchino VISCONTI remporte le Prix Spécial du Jury au Festival de Venise.
En 1962, il joue dans "L'Eclipse" de Michangelo ANTONIONI avec Monica VITTI .
Cette même année naît ARI, l'enfant qu'il a eu avec la chanteuse NICO, mais qu'il n'a jamais reconnu sur le plan juridique. ARI sera élevé par la mère d'Alain Delon.
En 1963, il joue dans "Le Guepard" de Luchino VISCONTI , le rôle de Tancrède en compagnie de Claudia CARDINALE et de Burt LANCASTER.
En 1964, il s'essaie à la production avec "L'Insoumis" d'Alain CAVALIER.
Quatre ans plus tard, après avoir oublié la jolie Romy, il tombe dans les bras de Nathalie CANOVAS qu'il épouse en 1964 et fonde la même année le société de production "Delbeau Productions". Ils ont ANTHONY le 30 septembre 1964 à Hollywood.
En 1967 Alain et Nathalie DELON tournent ensemble dans "Le Samouraï" de Jean-Pierre MELVILLE.
En 1968, Stephan MARKOVIC, qui était garde du corps de Delon, est retrouvé mort dans une poubelle devant la maison de Delon. Ami de Delon, le gangster corse François MARCANTONI est accusé d'assassinat. DELON lui-même est interrogé par la police, bien que l'assassinat ait eu lieu à Paris alors que Delon tournait à Saint Tropez. Son ancienne épouse Nathalie fut également interrogée : c'était le début de l'affaire MARKOVIC.
il la quitte pour Mireille Darc qu'il rencontre sur le tournage de "Jeff" et avec qui il va rester durant 15 ans.
En 1973, il chante le célèbre duo Paroles, paroles... avec la chanteuse DALIDA.
L'année suivante, il organise en France les championnats du monde de boxe..Par ailleurs, il constitue une écurie de chevaux de course et obtientle titre de champion du monde des trotteurs avec son cheval Equileo.
Alors que Delon est devenu en peu de temps un incontournable du cinéma français, il se diversifie en lançant sur le marché des produits comme de l'eau de toilette, différents alcools et des bijou tout cela sous sa propre marque "Alain Delon Diffusion SA".
En 1981, il se lance dans la réalisation "Pour la peau d'un Flic
"
Il se replonge dans cette aventure en 1983 dans "Le Battant"
.
En 1985, il s'installe en Suisse, à Chêne-Bougeries, non loin du lac Léman. Il obtiendra, en 1999, la double nationalité franco-suisse.. Alors que l'acteur fait une pose, le séducteur est de retour. Une fois son histoire avec Mireille terminée, il rencontre Rosalie van BREEMEN qu'il rencontre sur le tournage du clip de sa chanson Comme au cinéma. Il l'épouse et ils ont leurs enfants Anouchka et Alain-Fabien.
En 2001, le photographe Christian Aaron BOULOGNE, le fils de la mannequin, actrice et chanteuse allemande NICO, publie un livre de souvenirs, L'amour n'oublie jamais,et affirme être le fils caché non reconnu d'Alain Delon.
La même année,Alain Delon incarne avec succès le commissaire de police Fabio Montale, dans une série policière. Il jouera ensuite, en 2003 et 2004, le rôle de Franck Riva dans la série du même nom.
En 2002 Alain Delon décide de mettre un terme à sa relation avec Rosalie Von BREEMEN. Il est âgé de 67 ans et aura vécu 15 ans avec elle. Dépressif, Delon avoue souvent à la presse son manque d'envie de continuer à vivre.
En 2003, l'élégante Claudia CARDINALE lui remet "l'étoile d'or" du festival international du film de Marrakech.
Il fait également son come back au théâtre dans "Les Montagnes Russes" aux côtés d'Astrid Veillon.
En 2005, Delon a été sacré officier de l' Ordre National de la Légion d'Honneur de France par Jacques CHIRAC pour sa "contribution à l'art du cinéma mondial.